Chaymae Loudyi

Étudiante à la maîtrise en génie civil à Polytechnique Montréal

Un texte d’Émilie Thibault

Chaymea Loudyi

Adapter la géothermie au sous-sol québécois

Chaymae Loudyi trépigne à l’idée d’apporter sa contribution au petit monde de l’efficacité énergétique des bâtiments. Et quand on s’intéresse au sujet, on comprend vite pourquoi!

Le chauffage et la climatisation de nos bâtiments génèrent une quantité impressionnante de gaz à effet de serre (GES), tellement que le secteur du bâtiment vient au troisième rang des plus grandes sources d’émissions de GES au Canada.

Des solutions existent pourtant, notamment celle de la géothermie. En remplaçant le chauffage traditionnel par un chauffage provenant de l’énergie thermique stockée dans les eaux souterraines, on réduit la consommation d’électricité des bâtiments. L’hiver, cette approche réchauffe. L’été, elle refroidit. « Tout ce qu’il faut, c’est un échangeur thermique relié à un puits qui rejoint les eaux souterraines dans le sol », précise l’étudiante du groupe de recherche en géothermie et hydrogéologie de Polytechnique Montréal.

Le problème, c’est que chaque système de géothermie a ses limites. Celui sur lequel se penche Chaymae, par exemple, est mal adapté à la roche calcaire, très présente dans la vallée du Saint-Laurent. Avec le temps, les minéraux viennent colmater les puits comme ils le font avec nos champlures. Résultat : l’eau ne s’y écoule plus aussi bien.

Dans le cadre de ses travaux, la jeune étudiante essaie de comprendre la cinétique de réaction des roches calcaires afin d’implanter ce système près d’un centre sportif montréalais. Grâce à son travail, on pourra éventuellement adapter cette technologie au sous-sol québécois.

Partager cet article